De Glenn Close à Nicole Kidman... qui sont les icônes de style des thrillers érotiques ?
Dans ces films, la mode devient un véritable outil narratif. De Glenn Close dans "Liaison fatale" à Nicole Kidman dans le très attendu "Babygirl", retour sur ces looks mémorables qui ont marqué le cinéma.
Les thrillers érotiques ont marqué le cinéma américain des années 1980 et 1990, devenant une véritable obsession au box-office. Durant cette période, rares étaient les week-ends sans la sortie d’un nouveau film du genre, mettant en scène une femme énigmatique et incroyablement stylée. Ces thrillers, héritiers des films noirs des années 1930 et 1940, reposent sur l’archétype de la femme fatale : une figure glamour qui bouleverse la vie d’un homme, souvent jusqu’à la destruction. Et, presque toujours, un meurtre est au cœur de l’intrigue.
Dans les films noirs classiques – pensez à Faye Dunaway dans Chinatown, Barbara Stanwyck dans Assurance sur la mort ou même Jessica Rabbit dans Qui veut la peau de Roger Rabbit – les femmes fatales brillent par leur élégance. Les thrillers érotiques prolongent cette tradition en utilisant la mode comme un outil narratif. Les tissus, les coupes et les couleurs deviennent autant de clés pour comprendre la psyché d’un personnage et deviner ses intentions. (À noter : si une femme qui s’habille habituellement en blanc adopte soudainement le rouge ou le noir, attendez-vous à un tournant dramatique.)
Avec Babygirl, attendu en salles pour janvier 2025, Nicole Kidman signe un retour en grâce du thriller érotique comme moment fort du cinéma. À cette occasion, L’OFFICIEL revisite les personnages les plus stylés du genre. De Glenn Close dans Liaison fatale à Jennifer Tilly dans Bound, découvrez les icônes ultimes du thriller érotique.
Glenn Close, "Liaison fatale" (1987)
Quand on pense à Liaison fatale, l’image d’un lapin en ébullition vient souvent en premier. Pourtant, le film se distingue aussi par une conception des costumes particulièrement marquante. Glenn Close incarne Alex, une rédactrice en chef sophistiquée qui entame une liaison éphémère avec Dan, joué par Michael Douglas.
Le style d'Alex reflète l'archétype de la femme active des années 1980 : vestes surdimensionnées, chemisiers structurés aux épaules marquées, et une prédilection pour le blanc. L’un de ses looks les plus mémorables reste une robe à épaules dénudées, portée lors de la scène culminante, où la tension dramatique atteint son apogée fatale.
Dans Infidèle, Diane Lane incarne Connie, une femme au foyer de banlieue qui entame une liaison avec Olivier, un jeune artiste vivant dans un loft spacieux de Soho. Contrairement à la femme fatale typique, Connie arbore un style plus doux et délicat, en accord avec sa personnalité. Son look s'inspire clairement de l'élégance à la française, avec des silhouettes épurées et des détails romantiques et féminins. Parmi ses tenues les plus marquantes, on trouve un trench élégant et une robe midi bleue, qu'elle porte lors de sa première rencontre avec Olivier par une journée venteuse.
Sharon Stone, "Basic Instinct" (1992)
Même ceux qui n'ont jamais vu Basic Instinct reconnaissent ce look emblématique : lors d'un interrogatoire, le personnage de Sharon Stone, Catherine Tramell, une écrivaine interrogée à propos d'un meurtre, croise les jambes de manière iconique. Un instant, elle les écarte, dévoilant sa minirobe blanche à encolure dégagée, un moment qui est devenu l'une des scènes les plus mémorables du cinéma.
Kathleen Turner, "La Fièvre au corps" (1981)
Les garde-robes des femmes fatales sont souvent marquées par des tissus solides et des lignes nettes. Pourtant, dans La Fièvre au corps, qui se déroule sous le soleil brûlant de la Floride, le personnage mystérieux de Kathleen Turner, Matty Walker, adopte des tenues en lin léger, principalement blanches. Cette apparente douceur dans son style, tout comme dans son comportement, attire Ned, interprété par William Hurt, dans une intrigue meurtrière. Plus tard dans le film, Matty associe une chemise ample en lin blanc à une jupe rouge moulante, dévoilant ainsi les deux facettes de sa personnalité. Son look évoque l’élégance des années 1940 et rend hommage au film noir classique Assurance sur la mort (1944), avec Barbara Stanwyck.
Nicole Kidman, "Eyes Wide Shut" (1999)
Chaque tenue portée par Nicole Kidman dans Eyes Wide Shut est un véritable symbole, de la robe en dentelle noire à manches longues qu'elle porte lors de la fête de fin d'année, à son caraco blanc et ses sous-vêtements délicats. Le réalisateur Stanley Kubrick utilise les couleurs pour accentuer sa présence : vêtue de noir, elle est entourée des lumières chaudes de Noël qui la mettent en valeur. En contraste, ses sous-vêtements blancs sont baignés de la lumière bleue de la lune qui traverse la fenêtre, soulignant son rôle central dans le film et dans la vie de son mari à l'écran, incarné par Tom Cruise. Sa garde-robe incarne parfaitement son personnage : une femme élégante et sophistiquée de New York, vivant un mariage heureux, mais avec quelques zones d'ombre.
Jennifer Tilly, "Bound" (1996)
Dans Bound (1990), Jennifer Tilly incarne Violet, une prostituée en quête d’évasion d’une relation avec son petit ami mafieux, avant de tomber amoureuse de Corky, interprétée par Gina Gershon. La garde-robe de Violet, principalement noire, se compose de petites robes noires minimalistes et sexy, qui incarnent à la fois le style des années 90 et l'évolution du parcours personnel et sexuel de son personnage.
Linda Florentino, "Last Seduction" (1994)
Dans Last Seduction, Linda Florentino incarne la femme fatale par excellence, Bridget, qui met au point un plan élaboré pour échapper à un mariage malheureux - c'est un peu Gone Girl avant l'heure. Comme la plupart des femmes fatales, Bridget porte un mélange de noir et de blanc, son look emblématique étant un costume blanc inspiré de la mode masculine, porté avec le bouton de la chemise remonté jusqu'au cou.
Nicole Kidman, "Babygirl" (2025)
Nicole Kidman est tellement impressionnante qu'elle figure deux fois sur cette liste. Dans Babygirl, qui sortira au cinéma en janvier 2025, elle incarne une PDG engagée dans une liaison passionnée avec un stagiaire, joué par Harris Dickinson. La garde-robe de l'actrice dans le film rend hommage aux films noirs et aux thrillers érotiques, avec des manteaux puissants aux silhouettes nettes et profilées, symbolisant son autorité. Cependant, des pièces plus fluides et des couleurs neutres et chaudes ajoutent une touche de vulnérabilité et de féminité, révélant ainsi une facette plus passive de son personnage.