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Ce qu'il faut retenir de la fashion-week hommes été 2018 de Londres

Source intarissable de jeunes talents à la créativité sans égal, la capitale britannique a entamé vendredi dernier la valse des semaines de la mode homme pour l'été 2018. Avec, à son actif, son lot de tendances et de partis pris des plus extravagants. L'Officiel Hommes revient sur les 5 détails à retenir absolument pour être "in" en 2018.
Le denim 90’s

Le jean brut agonise depuis quatre saisons, remplacé par son alter-ego bleached, d’un ton beaucoup plus clair qui évoque plus les boulevards de Los Angeles que les sombres rues de Bricklane. Vintage pur jus chez Martine Rose, émérite acolyte de Demna Gvasalia, tailored et résolument arty chez Craig Green, plus dandy et propret chez Oliver Spencer, les manières de le porter ne manquent pas. A votre convenance. 

 

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Martine Rose
Craig Green
E. Tautz
La sacoche de dealer

Parce que les londoniens ne font rien comme tout le monde, s’attribuer les éléments clés de l’allure la plus badass’ sur le marché devient presque un jeu auquel ils excellent. Dernière lubie en date ? La mini besace (en nylon s’il vous plaît) portée très haut sur le côté, comme les plus beaux spécimen de La Courneuve. Chez Christopher Raeburn, elle deviendrait presque aristocrate en version rouge sang, contrairement aux versions ultra premier degré du défilé Cottweiler, où elles ressemblent à s’y méprendre à votre ancien modèle estampillé Gucci. Personne n’est parfait.

 

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Cottweiler
Berthold
Liam Hodges
Le k-way

Même si la Grande Bretagne se veut la mère patrie du tailoring et du 3 pièces sur-mesure, il est bien loin le temps où le costume tient le haut du podium. Pour l’été prochain, il faudra suer sous des matières synthétiques pour être cool, mais sans pour autant ressortir son ciré mauve et vert qui a fait de vous le paria de la cour de récréation. On les aime légères, plutôt acidulées, en blazer, cape, coupe-vent, trench ou encore parka de baroudeur, mais toujours taillées à la perfection et diablement élégantes.

 

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Christopher Raeburn
Topman Design
Chalayan
La chemise en soie

Après avoir habillé le torse d’Al Pacino, Jean Paul Belmondo et autres gangster sortis de la Croisette en plein seventies, la chemise en soie redore son blason et fait les yeux doux aux citoyens modèles autant qu’aux businessmen. Dans sa version plus street comme chez Astrid Andersen, elle renoue avec son passé sulfureux, tandis que chez Edward Crutchley ou John Lawrence Sullivan, elle s’assagit en revêtant une série d’imprimés classiques (mais un minimum détournés, nous sommes à Londres tout de même) et de coupes proprettes. 

 

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Astrid Andersen
Edward Crutchley
Oliver Spencer

On connaissait la passion dévorante des designers homme pour les sneakers, qui monopolisent désormais le marché du soulier à l’instar des derbies ou autres boots rockabilly autrefois favoris du mâle. Pourtant, c’est une version mutante qui foulait cette semaine les podiums : Maison Mihara et ses baskets entoilées, Craig Green et ses coques hérissées de piques en plastique, Cottweiler et son modèle 2 en 1 fabriqué par Reebook, ou encore les paire néo-rétro mais bioniques de Martine Rose. Personne ne vous force cependant à sortir avec dans la rue, soyez rassuré.

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Martine Rose
Craig Green
Astrid Andersen

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