Stéphane Bak : "la science-fiction stimule notre imaginaire"
Propos recueillis par Mathilde Berthier
Photos par Jules Faure
De quoi rêviez-vous, enfant ?
D’être président de la République ou comédien. J’ai combiné les deux en faisant le Cours Florent !
Le jeu, c’est inné ou acquis chez vous ?
Je pense que rien n’est inné. Pour moi, le talent est un mot qui a été inventé par un mec qui ne voulait pas que son petit frère fasse le même métier que lui. Seul le travail compte : c’est une marque de respect pour tout ceux qui viennent nous voir sur scène ou dans les salles obscures.
Qu’avez-vous ressenti la première fois que vous êtes monté sur scène ?
Un mélange de peur et de bonheur. Et la sensation profonde d’être là où je devais être.
Parlez-nous de votre dernier film, Seuls.
C’est l’histoire de cinq jeunes qui se lèvent un matin et découvrent que tout a disparu autour d’eux. Alors, ils vont décider de percer ce mystère. Je suis fier d’avoir participé à ce projet : c’est un film ambitieux, dans la veine des Labyrinthe, Hunger Games ou Stranger Things.
La science-fiction, vous en pensez quoi ?
Qu’elle est trop rare dans le cinéma français. La science-fiction stimule notre imaginaire et, en ces temps parfois sombres, elle fait du bien.
Avez-vous des modèles ou anti-modèles dans le septième art ?
Dave Chappelle, mais c’est un stand-upper. Jean-Luc Godard, Jean-Paul Belmondo, Bernard Blier, Daniel Day-Lewis, Denzel Washington, Forest Whitaker, Sidney Poitier…
On a souvent parlé de vous comme du “prodige” des comiques français. Aujourd’hui, à 20 ans, avez-vous atteint la maturité ?
J’ai encore énormément de choses à apprendre. Mais avec le temps, après avoir commencé par l’humour, j’aimerais aussi émouvoir les gens.
Quand vous n’êtes pas en tournage, que faites-vous ?
Je passe du temps avec ma famille et mes amis, j’écris, je voyage, je lis et je passe énormément de temps au cinéma.
Et vos projets pour 2017 ?
Me mettre plus sérieusement au sport ! Et commencer le tournage de mon prochain long-métrage, écrit par un réalisateur rwandais, et dont le tournage aura lieu intégralement en Afrique. J’ai hâte.
Seuls, de David Moreau, actuellement au cinéma.