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Connaissez-vous vraiment Paris Jackson ?

Musicienne, militante, mannequin. Depuis toujours sous les projecteurs à cause du nom qu’elle porte et d’un père qui reste un mythe et un mystère, la jeune Californienne, en première ligne dans la lutte contre le sida avec la Fondation Elizabeth Taylor, lance aussi un appel pour aider l’Australie face aux ravages des incendies.
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“Musician. Lightworker. Treehugger. Activist. Give peace a chance.” C’est avec ces termes que Paris Jackson, 22 ans, présente son profil sur Instagram. Pour L’Officiel, elle se décrit comme “une personne de cœur, honnête, loyale, motivée, passionnée, dégageant une énergie et des ondes positives. Je suis aussi un peu geek, j’adore Star Wars, Le Seigneur des anneaux, Harry Potter et tous les films de Marvel. J’aimerais qu’on se souvienne de moi pour mon engagement – jusqu’à la mort – en faveur de l’environnement, des animaux et des droits de l’homme et du citoyen. Mais aussi comme de quelqu’un qui s’est battu avec acharnement pour changer le système. Le pouvoir au peuple !”

Née à Beverly Hills en Californie, Paris est un esprit libre. Son indépendance, elle l’a conquise après des années de lutte contre l’intrusion systématique des médias dans sa vie, étant donné son appartenance à l’une des familles les plus influentes de l’histoire de la musique, incarnée en particulier par son père, Michael Jackson. Elle a commencé sa carrière en tant que mannequin, représentée par l’agence IMG Models – la même que Gisele Bündchen, Hailey Baldwin, Gigi et Bella Hadid –, avant d’étendre ses activités à la musique, la télévision et le cinéma. “La musique, c’est comme l’air que je respire, c’est une conscience, c’est être capable de créer quelque chose de plus grand que moi, c’est une façon d’exprimer ce que je suis, d’extérioriser ce que je ressens. Il est difficile de décrire ces sensations avec des mots, mais le premier qui me vient à l’esprit est ‘gratitude’, pour avoir eu la chance de faire partie de ce monde. Je ne sais pas comment naissent mes chansons, je sais juste que je ressens le besoin de les faire sortir, et chaque fois que cela arrive, c’est un acte de purification. J’adore écrire des chansons rock, parce que c’est la musique que j’aime, mais je suis tout aussi à même d’écrire de la musique triste, des morceaux acoustiques et folk.” Avec son partenaire, Gabriel Glenn, elle a formé le groupe The Soundflowers. “Avant Gabriel, je n’avais jamais eu une collaboration aussi profonde avec qui que ce soit, nos créations naissent de manière spontanée, elles se développent naturellement. Nous sommes en train de travailler sur notre premier album, nous avons beaucoup de matériel, je pense qu’il pourrait être prêt à l’automne prochain. La rencontre avec Gabriel a été une révélation, grâce à lui j’ai découvert que je suis née  musicienne, la musique me rend heureuse, elle me fait du bien et donc je n’ai pas d’autre choix que de continuer à jouer et à chanter.”

Parmi ses icônes de mode figurent en premières places Stevie Nicks et Janis Joplin. “J’aime ces femmes alpha, qui ont brisé des barrières, non seulement dans la musique, mais aussi dans la mode. Pour moi, ce sont des légendes, et je ne sais pas s’il y en aura d’autres comme elles. J’aime leur style. Quand je m’habille, ma priorité est le confort, c’est pour ça que j’aime la mode des années 70, elle est confortable et stylée en même temps.” Pour Paris, faire partie de l’univers de la mode, est une opportunité pour développer la conscience et l’ouverture. “Il est temps de combattre les stéréotypes créés par les maisons de mode. Dans le monde dans lequel nous vivons, il est pratiquement impossible de se sentir bien dans sa peau, surtout avec le bombardement des médias et des réseaux sociaux. Je ne suis pas la seule à souffrir de mon image, même si j’ai appris à m’accepter comme je suis. J’aimerais que toutes les filles se sentent belles. La beauté est subjective, il n’y a pas de canon unique. La beauté ne se mesure pas en chiffres, en formes, en tailles, en dimensions ou en couleurs. La vraie beauté devrait être mesurée par le caractère, l’intégrité, les intentions, la mentalité ou par ce qu’on dit, par la façon dont on se comporte, par le cœur. Je suis une personne humaine, pas une poupée, j’ai mes défauts,
de l’acné, de la cellulite, des cicatrices. L’idée de perfection est ridicule, car c’est seulement une opinion personnelle.”
Avant de devenir mannequin et musicienne, Paris avait pensé à une carrière dans la psychiatrie. “J’ai toujours détesté être sous les projecteurs, mais grâce à la mode, j’ai pensé que je pourrais augmenter la portée de mon action : au lieu d’aider un patient à la fois, je pourrais diffuser mes messages et atteindre des milliers de personnes. Je dois également remercier la sida qui m’a proposé de devenir ambassadrice et qui me donne ainsi l’opportunité d’être présente sur le terrain pour aider les personnes malades. Elizabeth était une amie très proche de mon père, c’est ma marraine. Je lui dois beaucoup, c’est elle qui m’a appris à avoir du respect pour les personnes et à aimer les animaux. Ce qui se passe en Australie avec les incendies me brise le cœur, la disparition de millions de créatures sans défense est tragique, et il n’y a pas que les animaux qui souffrent, il y a aussi des gens. Si vous pouvez faire un don, il existe plusieurs organisations vers lesquelles vous pouvez vous tourner, comme le NSW Rural Fire Service, le Country Fire Authority, The Salvation Army Australia, Wires Australian Wildlife Rescue Organisation et WWF-Australia, qui ont besoin de notre aide. L’important est de diffuser le message, à partir de là nous pouvons commencer à agir.”

L’avenir proche, pour Paris, c’est aussi un rôle dans le film The Space Between, de Rachel Winter, la productrice de Dallas Buyers Club. “C’est un film sur la scène rock des années 90 à Los Angeles. Une grande partie de mon inspiration pour changer le monde vient de références cinématographiques et des Beatles. La première chanson qui a changé ma vie et que je n’oublierai jamais est In my Life, elle a même été jouée au Mémorial Park de Kurt Cobain. Dans ma top-liste de toujours, j’ajoute aussi Fleetwood Mac, Eagles, Future Islands et Manchester Orchestra. Ma génération est fatiguée de subir et exige du changement et de l’honnêteté de la part du gouvernement. Nous sommes fatigués des mensonges et des attentes en politique. Les racistes, les homophobes, les sexistes vont perdre face à la force et à la détermination des personnes ouvertes d’esprit.”

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